Régime cétogène et perte de poids : pourquoi ça fonctionne et comment bien débuter ?
Vous avez déjà essayé de perdre du poids en réduisant les portions, en supprimant les matières grasses ou en comptant les calories ? Peut-être avez-vous obtenu des résultats pendant quelques semaines, avant de voir votre poids se stabiliser ou les kilos revenir progressivement.
Cette situation est fréquente. Et elle soulève une question importante : pourquoi est-il parfois si difficile de perdre du poids durablement, même lorsque l'on fait attention à son alimentation ?
Le poids corporel ne dépend pas uniquement de ce que nous mangeons. Notre organisme possède des mécanismes complexes de régulation de l'appétit, de stockage et d'utilisation de l'énergie.
C'est dans ce contexte que le régime cétogène, également appelé alimentation keto, suscite un intérêt croissant.
Mais comment fonctionne-t-il réellement ? Pourquoi certaines personnes perdent-elles du poids en réduisant fortement les glucides ? Et surtout, comment adopter cette alimentation sans commettre les erreurs les plus fréquentes ?
Prenons le temps de comprendre.
Pourquoi la perte de poids ne se résume pas à manger moins
Pour perdre de la masse grasse, l'organisme doit, sur la durée, mobiliser davantage d'énergie qu'il n'en reçoit. Le bilan énergétique reste donc fondamental.
Cependant, notre comportement alimentaire et nos besoins énergétiques ne sont pas fixes.
Plusieurs facteurs peuvent influencer notre poids :
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La faim et la satiété, qui modifient spontanément les quantités consommées.
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Les hormones, notamment celles impliquées dans la régulation de l'appétit et du métabolisme.
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Le sommeil, dont les perturbations peuvent influencer la faim et les comportements alimentaires.
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Le stress, qui peut modifier nos envies alimentaires et nos habitudes.
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La masse musculaire et l'activité physique, qui participent à nos dépenses énergétiques.
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Les adaptations métaboliques, qui peuvent accompagner une perte de poids prolongée.
C'est pourquoi deux personnes suivant une alimentation apparemment similaire peuvent obtenir des résultats différents.
Et c'est aussi pourquoi réduire continuellement les quantités sans tenir compte de la faim, de la qualité nutritionnelle et des habitudes de vie peut devenir difficile à maintenir.
L'objectif ne devrait pas simplement être de manger moins, mais de trouver une alimentation qui permette de répondre à ses besoins tout en facilitant la régulation des apports.
Qu'est-ce que le régime cétogène ?
L'alimentation cétogène repose sur une réduction importante des glucides, accompagnée d'apports adaptés en protéines et en matières grasses.
Dans notre alimentation habituelle, le glucose provenant notamment des glucides constitue une source d'énergie importante.
Lorsque la consommation de glucides devient suffisamment faible, l'organisme modifie progressivement l'utilisation de ses carburants.
Le foie augmente alors la production de corps cétoniques, fabriqués principalement à partir des acides gras.
Ces molécules peuvent être utilisées comme source d'énergie par plusieurs tissus, notamment le cerveau et les muscles.
Ce phénomène est appelé cétose nutritionnelle.
Il s'agit d'un état métabolique physiologique, différent de l'acidocétose diabétique, qui représente une urgence médicale.
Quelle quantité de glucides pour entrer en cétose ?
Les protocoles cétogènes utilisent souvent un apport quotidien inférieur à environ 20 à 50 grammes de glucides, mais le seuil permettant d'atteindre la cétose varie selon les personnes et les circonstances.
Il est également important de distinguer deux approches :
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LCHF (Low Carb High Fat) : une alimentation réduite en glucides, avec une proportion relativement plus importante de lipides.
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L'alimentation cétogène : une restriction glucidique suffisamment importante pour favoriser la production de corps cétoniques.
Toutes les alimentations pauvres en glucides ne produisent donc pas nécessairement une cétose nutritionnelle.
Pourquoi l'alimentation cétogène peut-elle aider à perdre du poids ?
Plusieurs mécanismes peuvent expliquer l'intérêt du régime cétogène dans une démarche de perte de poids.
1. Une meilleure gestion de l'appétit chez certaines personnes
L'un des effets rapportés par certaines personnes suivant une alimentation cétogène est une diminution de la sensation de faim.
Une alimentation suffisamment riche en protéines, associée à la modification des apports en glucides et aux changements métaboliques liés à la cétose, peut contribuer à modifier la satiété.
Certaines personnes constatent ainsi qu'elles ont moins envie de grignoter ou qu'elles espacent plus facilement leurs repas.
Ces effets ne sont toutefois pas systématiques.
2. Une modification de la régulation de la glycémie et de l'insuline
Lorsque nous consommons des glucides, leur digestion contribue à augmenter la concentration de glucose dans le sang.
L'insuline intervient notamment pour favoriser l'utilisation et le stockage des nutriments.
En réduisant les apports glucidiques, les excursions glycémiques après les repas diminuent généralement.
Cela peut présenter un intérêt métabolique dans certaines situations, notamment chez des personnes présentant une résistance à l'insuline.
Il faut cependant éviter une idée reçue : l'insuline n'est pas une hormone qui empêche à elle seule toute perte de poids.
L'évolution de la masse grasse dépend de nombreux mécanismes, dont le bilan énergétique, et non d'une seule hormone.
3. Une utilisation accrue des graisses comme carburant
En situation de restriction glucidique, l'organisme augmente généralement l'oxydation des graisses et la production de corps cétoniques.
Mais une distinction est essentielle :
Brûler davantage de graisses ne signifie pas automatiquement perdre davantage de graisse corporelle.
L'organisme peut utiliser aussi bien les graisses apportées par les aliments que celles stockées dans les tissus adipeux.
Pour perdre de la masse grasse, il faut donc également tenir compte des quantités consommées.
4. Une modification des habitudes alimentaires
Adopter une alimentation cétogène conduit souvent à réduire les boissons sucrées, les pâtisseries, les confiseries et d'autres produits riches en glucides.
Selon les choix réalisés, cela peut diminuer spontanément les apports énergétiques.
Cependant, remplacer tous ces aliments par de grandes quantités de beurre, de fromage, de crème ou de produits industriels estampillés « keto » n'est pas nécessairement favorable à la perte de poids ou à la santé cardiovasculaire.
La qualité de l'alimentation reste fondamentale.
Que disent réellement les études scientifiques ?
Le régime cétogène a fait l'objet de nombreuses recherches sur le poids et la santé métabolique.
Une méta-analyse publiée en 2025, regroupant 33 essais randomisés et 2 821 participants, a observé des réductions du poids corporel, de l'indice de masse corporelle et de certains indicateurs de composition corporelle avec les régimes cétogènes ou pauvres en glucides.
Les résultats variaient néanmoins selon les études, les quantités de glucides et la durée des interventions.
Une autre méta-analyse, publiée en 2026, s'est intéressée à une question plus précise : à apport énergétique prescrit comparable, les régimes cétogènes permettent-ils de perdre davantage de poids ?
Les résultats suggèrent une perte de poids supplémentaire moyenne d'environ 1,5 kg par rapport aux régimes plus riches en glucides.
Mais les auteurs soulignent plusieurs limites : un nombre restreint de participants, des études majoritairement courtes et un faible niveau de certitude des preuves.
Autrement dit, le régime cétogène peut être efficace pour perdre du poids, mais il ne constitue pas une méthode universellement supérieure aux autres approches nutritionnelles.
La réussite dépend aussi de la pertinence de cette alimentation pour la personne, de sa qualité et de sa capacité à l'adopter dans la durée.
Les 5 erreurs fréquentes lorsque l'on commence le cétogène
Lorsque l'on découvre l'alimentation cétogène, il est facile de se concentrer sur les glucides en négligeant d'autres aspects importants.
Erreur n° 1 : penser qu'il suffit de manger beaucoup de gras
L'alimentation cétogène est souvent résumée à « manger gras pour maigrir ».
Pourtant, augmenter sans limite les matières grasses n'entraîne pas automatiquement une perte de poids.
Les lipides sont énergétiquement denses. Leur quantité doit rester cohérente avec les besoins de la personne et ses objectifs.
Il est également préférable de privilégier les matières grasses insaturées, notamment l'huile d'olive, les noix, les avocats et les poissons gras.
Erreur n° 2 : négliger les protéines
Les protéines participent notamment à l'entretien des muscles, au renouvellement des tissus et à la satiété.
Lorsque l'objectif est une perte de poids, préserver autant que possible sa masse musculaire est particulièrement important.
Les apports protéiques doivent donc être adaptés à la personne, à son activité physique et à son état de santé.
Erreur n° 3 : supprimer presque tous les légumes
Réduire les glucides ne signifie pas supprimer les végétaux.
De nombreux légumes pauvres en glucides peuvent être intégrés : courgettes, brocolis, chou-fleur, épinards, salades, champignons ou concombres.
Ils apportent des fibres et des micronutriments essentiels.
Erreur n° 4 : rechercher la cétose la plus élevée possible
La présence de corps cétoniques ne doit pas devenir une course aux chiffres.
Un taux plus élevé de cétones ne garantit pas une perte de poids plus importante.
L'objectif est de construire une alimentation adaptée, et non de rechercher systématiquement une valeur maximale sur un appareil de mesure.
Erreur n° 5 : ignorer les difficultés de la transition alimentaire
Les premières semaines peuvent s'accompagner de fatigue, de maux de tête, de constipation ou de modifications du transit.
Ces manifestations peuvent avoir plusieurs explications, notamment les changements d'apports alimentaires et hydriques.
Elles ne doivent pas être systématiquement considérées comme normales ou bénéfiques.
Une transition réfléchie, une hydratation adaptée et une alimentation suffisamment diversifiée sont importantes. Des symptômes persistants ou marqués doivent conduire à demander un avis médical.
À quoi ressemble une assiette cétogène équilibrée ?
Une alimentation cétogène bien construite ne devrait pas se limiter aux œufs, au fromage et à la charcuterie.
Prenons un exemple de repas :
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Un filet de saumon, apportant des protéines et des acides gras oméga-3.
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Des brocolis ou des courgettes, pour les fibres et les micronutriments.
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Une salade verte accompagnée d'huile d'olive.
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Quelques morceaux d'avocat, selon les besoins et l'appétit.
Ce type d'assiette illustre une manière d'associer protéines, légumes et matières grasses de qualité.
Les portions et les quantités de glucides doivent ensuite être adaptées aux objectifs et aux besoins individuels.
L'essentiel n'est pas de reproduire une assiette parfaite, mais d'apprendre à composer les vôtres.
Le régime cétogène est-il adapté à tout le monde ?
Non, et c'est un point essentiel.
Certaines personnes peuvent trouver cette approche contraignante, difficile à maintenir ou inadaptée à leur situation.
La restriction importante des glucides nécessite également une vigilance particulière en cas de diabète traité par médicaments, notamment l'insuline ou certains traitements hypoglycémiants.
Des précautions spécifiques concernent aussi les maladies rénales ou hépatiques, certains troubles métaboliques, les antécédents de troubles du comportement alimentaire, la grossesse et l'allaitement.
Par ailleurs, une alimentation cétogène peut entraîner une augmentation du LDL-cholestérol chez certaines personnes, malgré une amélioration possible d'autres paramètres comme les triglycérides.
Un suivi médical adapté peut donc être nécessaire.
La question n'est pas seulement de savoir si le cétogène fonctionne, mais de déterminer s'il est pertinent et suffisamment sûr dans votre situation.
Pourquoi se faire accompagner pour débuter l'alimentation cétogène ?
Entre les conseils trouvés sur Internet, les calculateurs de macronutriments, les recettes et les témoignages, il peut être difficile de savoir par où commencer.
Certaines personnes réduisent trop fortement leurs apports alimentaires. D'autres négligent les protéines ou les légumes. D'autres encore ne savent plus comment composer leurs repas lorsqu'elles sortent de chez elles.
Un accompagnement individuel permet de prendre le temps de comprendre les principes nutritionnels, de faire le point sur ses habitudes et de bénéficier de repères adaptés.
Il ne s'agit pas de suivre aveuglément une méthode.
Il s'agit de devenir progressivement capable de faire ses propres choix.
Mon accompagnement en perte de poids et alimentation cétogène
Je suis Nadine Bach, naturopathe certifiée et formée en nutrition fonctionnelle, et je vous accompagne pour découvrir, comprendre et mettre en pratique l'alimentation cétogène lorsqu'elle est adaptée à votre situation.
Je propose un forfait individuel de 130 €, comprenant :
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Une consultation initiale de 1 heure pour faire le point sur vos habitudes et découvrir les fondamentaux de l'alimentation cétogène.
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Une consultation de suivi de 30 minutes pour revenir sur votre expérience et ajuster vos habitudes.
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Un guide pratique consacré à l'alimentation cétogène.
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Des conseils personnalisés pour apprendre à composer vos repas.
L'objectif de cette formule est de vous transmettre les connaissances et les outils nécessaires pour commencer avec davantage de clarté.
Vous pouvez bénéficier de cet accompagnement au cabinet à La Hoube, près de Dabo en Moselle, ou en visioconférence, où que vous soyez.
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En conclusion : comprendre avant de changer son alimentation
Le régime cétogène peut constituer une approche intéressante pour certaines personnes souhaitant perdre du poids.
Mais il ne suffit pas de supprimer les glucides pour construire une alimentation adaptée.
Comprendre la cétose, tenir compte des protéines, choisir des matières grasses de qualité, préserver les apports en fibres et considérer son mode de vie sont autant d'éléments essentiels.
Et surtout, il n'existe pas une méthode alimentaire qui conviendrait à tout le monde.
Et si, plutôt que de recommencer un régime, vous preniez le temps de comprendre votre métabolisme et d'apprendre à adapter votre alimentation à vos besoins ?
Je vous accompagne dans cette démarche, à votre rythme, avec une approche pédagogique et personnalisée.
Nadine Bach
Naturopathie & Nutrition Fonctionnelle
Cabinet à La Hoube – Dabo (Moselle) | Consultations en visioconférence
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Sources et références scientifiques
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Systematic review and meta-analysis (2026) – Do Ketogenic Diets Produce Greater Weight Loss than Higher-Carbohydrate Diets Under Comparable Prescribed Energy Conditions?
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC13468603/ -
Revue systématique et méta-analyse (2025) – Effects of ketogenic and low-carbohydrate diets on the body composition of adults with overweight or obesity.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39854812/ -
Gardner et al., JAMA (2018) – Essai DIETFITS comparant une alimentation saine pauvre en glucides à une alimentation saine pauvre en matières grasses pendant douze mois. Cet essai porte sur le low-carb et non spécifiquement sur un régime cétogène strict.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29466592/ -
Revue systématique (2026) – Ketogenic diets and cardiovascular health: balancing metabolic benefits against lipid-related risk.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42414899/ -
Haute Autorité de Santé (2024) – Guide du parcours de soins : surpoids et obésité de l'adulte.
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3408871/fr/guide-du-parcours-de-soins-surpoids-et-obesite-de-l-adulte
Cet article est destiné à l'information et à l'éducation nutritionnelle. Il ne remplace pas un avis médical ni une prise en charge diététique thérapeutique. En présence d'une pathologie ou d'un traitement médicamenteux, demandez l'avis de votre professionnel de santé avant d'entreprendre une alimentation cétogène.
Mon parcours : quand le yoga m'a amenée à remettre ma pratique en question
Lorsque j'ai commencé à pratiquer le yoga hatha puis kundalini, et quelques ateliers en ashtanga, j'étais avant tout une élève désireuse d'apprendre, de progresser et de découvrir les bienfaits de cette discipline.
Comme beaucoup de pratiquantes, j'ai découvert des postures, des enchaînements et des consignes que je cherchais à reproduire du mieux possible.
Mais mon parcours a également été marqué par des blessures.
Ces expériences m'ont conduite à me poser des questions essentielles.
Pourquoi une posture semble-t-elle confortable pour une personne et douloureuse pour une autre ?
Pourquoi nous demande-t-on parfois d'aller plus loin dans un étirement alors que notre corps manifeste déjà une résistance ?
Et surtout, pourquoi accordons-nous parfois davantage d'importance à l'apparence d'une posture qu'à ce que nous ressentons en la pratiquant ?
Ces interrogations ont profondément transformé ma manière d'aborder le yoga.
Elles m'ont notamment amenée à me former à l'approche du Docteur Bernadette de Gasquet, connue pour son travail sur le yoga sans dégâts, appelé aujourd'hui : yoga postural. Elle est surtout connu pour son approche autour du périnée et du yoga pour les femmes enceintes et après l'accouchement.
J'y ai découvert une manière différente d'envisager les postures, la respiration et le respect de la physiologie. J'ai continué sur ce chemin d'exploration en suivant ensuite, la formation de 200h de Céline Miconnet : le Green Yoga. Un yoga alliant le yoga vinyasa - iyengar - thérapeutique et l'énergétique.
Aujourd'hui, cette approche nourrit mon enseignement du yoga postural et somatique au sein de ma méthode RESPIRE · RESSENS · TRANSFORME®.
Pourquoi se blesse-t-on en yoga ? 6 erreurs fréquentes
1. Vouloir reproduire une posture parfaite
Sur les réseaux sociaux, dans les magazines ou parfois même en cours, nous voyons des postures de yoga particulièrement belles.
Le dos semble parfaitement aligné, les jambes sont tendues, les bras placés avec précision. Mais cette représentation ne tient pas toujours compte de la diversité anatomique. Nous n'avons pas toutes les mêmes proportions corporelles ni forme des os, ni la même mobilité articulaire ou les mêmes amplitudes de mouvement.
Une posture confortable pour une personne peut être inconfortable, voire inadaptée, pour une autre.
Il faut apprendre à accepter que la posture de ses rêves doit être adaptée à son corps et à son objectif.
2. Confondre étirement et douleur
Vous avez peut-être déjà entendu cette phrase : « Il faut aller un peu plus loin pour progresser. »
Pourtant, chercher systématiquement à augmenter l'amplitude d'un mouvement n'est pas toujours pertinent, voir même désastreux.
Une sensation modérée d'étirement est normale. En revanche, un étirement qui commence à devenir douloureux, une douleur vive, un pincement articulaire, un engourdissement ou une sensation d'instabilité sont des signaux qui doivent vous inviter à interrompre ou modifier le mouvement.
La souplesse n'est pas une compétition. Il n'est pas nécessaire de toucher ses pieds, de réaliser un grand écart ou d'aller au maximum de ses amplitudes pour profiter du yoga.
3. Négliger la respiration
La respiration fait partie intégrante de la pratique du yoga. Pourtant, lorsque nous nous concentrons trop sur la réalisation d'une posture, nous pouvons finir par bloquer notre souffle. Cela arrive notamment lorsque l'effort devient trop important.
Dans mon enseignement, inspiré entre autres de l'approche posturale De Gasquet pour ce qui est du péri-expire (c'est à dire on expire tout actionant son périné) et l'auto-grandissement, j'accorde une attention particulière à la coordination entre la respiration, le mouvement, le diaphragme et le périnée.
L'objectif n'est pas de contrôler chaque respiration de manière rigide, mais d'apprendre à respirer sans crispation ni poussée excessive. A relâcher le ventre, le thorax dans le mouvement.
Une respiration adaptée peut nous aider à mieux doser l'effort et à développer une conscience plus fine de notre corps.
4. Oublier le renforcement musculaire
Le yoga est souvent associé à la souplesse, pourtant, la mobilité ne suffit pas à elle seule. La stabilité, la force musculaire, la coordination et la capacité à contrôler ses mouvements sont également importantes.
Une personne très souple peut manquer de stabilité dans certaines amplitudes, voir partir trop loin dans l'amplitude au risque de se blesser sévèrement. À l'inverse, une personne peu souple peut développer une pratique tout à fait bénéfique en respectant ses possibilités.
C'est pourquoi j'accorde une place importante au renforcement des muscles posturaux, à la stabilité du bassin et à la qualité des mouvements. Cela vous sera bénéfique dans la pratique du yoga comme dans votre quotidien.
5. Pratiquer sans tenir compte de son état de santé
Notre corps évolue tout au long de la vie. Fatigue, douleurs chroniques, blessures anciennes, grossesse, changements hormonaux, hypermobilité ou fragilité osseuse peuvent modifier nos besoins. Certaines postures doivent parfois être adaptées, remplacées ou évitées selon la situation.
Par exemple, en présence d'ostéoporose, les flexions profondes du rachis et certaines torsions demandent des précautions particulières. De même, les inversions ne conviennent pas à toutes les situations médicales.
Il est donc important d'informer son professeur de ses éventuelles limitations et, si nécessaire, de demander conseil à un professionnel de santé.
6. Vouloir suivre le rythme du groupe
Dans un cours collectif, nous pouvons facilement être tentés de suivre les autres. Pourtant, nous ne disposons pas tous des mêmes ressources au même moment. Une posture peut vous convenir un jour et nécessiter une adaptation le lendemain.
Apprendre à ralentir, utiliser un support ou sortir d'une posture n'est pas un échec. C'est au contraire une compétence essentielle pour développer une pratique autonome et consciente.
C'est pourquoi je vous proposer des cours individuels ainsi que des programmes en ligne pour avancer à votre propre rythme.
Le yoga postural De Gasquet et Green Yoga : une autre manière d'aborder les postures
Ma formation auprès de Bernadette de Gasquet et Céline Miconnet a représenté une étape importante dans mon parcours.
Ces approches mettent l'accent sur le placement corporel, l'auto-grandissement, la respiration et la prise en compte des pressions abdominales.
Elle invite à ne pas rechercher uniquement la forme extérieure d'une posture, mais à comprendre comment le corps s'organise pendant le mouvement.
Ce qui m'a particulièrement intéressée, c'est la possibilité d'adapter les exercices aux personnes plutôt que de chercher à faire entrer tous les corps dans un même modèle.
Pour moi, cette vision rejoint une conviction fondamentale :
Le yoga devrait nous apprendre à mieux habiter notre corps, pas à lutter contre lui.
Il ne s'agit pas pour autant de prétendre qu'une méthode garantit l'absence de blessures. Aucune pratique physique ne peut promettre le risque zéro.
En revanche, une pédagogie individualisée, progressive et attentive aux sensations peut contribuer à une pratique plus sûre.
Comment pratiquer le yoga sans se blesser ? Mes 7 conseils
Voici les principes que je vous invite à intégrer à votre pratique :
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Respectez votre anatomie. Ne cherchez pas à reproduire exactement la posture d'une autre personne.
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Ne forcez jamais dans une douleur. Modifiez ou interrompez le mouvement si une sensation inhabituelle apparaît.
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Respirez librement. Évitez de bloquer votre souffle pour tenir une posture.
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Développez votre stabilité et votre ancrage. Associez mobilité, renforcement et contrôle du mouvement.
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Utilisez des supports. Briques, coussins, sangles, chaise ou mur peuvent faciliter les adaptations.
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Progressez à votre rythme. Les postures complexes ne sont pas indispensables pour bénéficier du yoga.
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Tenez compte de votre état de santé. Demandez un avis médical lorsque certaines conditions nécessitent des précautions.
Et surtout, souvenez-vous que votre pratique peut évoluer au fil des années.
Le yoga que vous pratiquiez à 25 ans n'est pas nécessairement celui qui vous conviendra à 45, 60 ou 75 ans.
Yoga somatique : apprendre à ressentir plutôt qu'à performer
Avec les années, j'ai progressivement intégré davantage de pratiques somatiques dans mon enseignement.
L'approche somatique invite à porter attention aux sensations corporelles, à la respiration, aux mouvements et à la manière dont nous vivons une expérience de l'intérieur.
Au lieu de nous demander uniquement si une posture est correctement exécutée, nous pouvons explorer d'autres questions :
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Comment est-ce que je me sens dans cette position ?
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Est-ce que je respire librement ?
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Où se situent les tensions ?
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Puis-je réaliser ce mouvement avec moins d'effort ?
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Est-ce que mon corps a besoin d'une autre adaptation aujourd'hui ?
Cette exploration développe la conscience corporelle et peut aider à mieux identifier ses limites tout en amenant une relaxation et un sentiment profond de sécurité. Notre système nerveux en a t'en besoin !
Elle ne remplace toutefois pas un diagnostic ni un accompagnement médical lorsqu'une douleur persiste.
Apprendre à adapter les postures de yoga à son propre corps
C'est également pour transmettre cette manière de pratiquer que j'ai créé ma formation en ligne Postures de yoga RRT.
Elle s'adresse aux personnes qui souhaitent comprendre davantage leur corps et développer une pratique plus autonome et adaptée.
Nous y abordons notamment :
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L'adaptation des postures à sa morphologie et à ses possibilités.
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La respiration consciente et le respect du périnée.
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Le placement du corps et la stabilité posturale.
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Le renforcement des muscles posturaux.
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Les principes permettant de pratiquer avec davantage de conscience et de précautions.
L'objectif n'est pas de réussir des postures impressionnantes, mais de construire une pratique respectueuse de soi.
Questions fréquentes sur les blessures en yoga
Est-il normal d'avoir mal après une séance de yoga ?
De légères courbatures peuvent apparaître après un effort inhabituel. En revanche, une douleur vive, persistante ou localisée dans une articulation ne doit pas être considérée comme normale. Si elle persiste ou s'accompagne d'autres symptômes, demandez un avis médical.
Peut-on se faire mal au dos en pratiquant le yoga ?
Oui. Certaines flexions, extensions ou torsions peuvent provoquer ou aggraver des douleurs, notamment si elles sont mal adaptées à la personne. Une pratique individualisée et progressive est préférable.
Le yoga est-il déconseillé en cas de hernie discale ?
Pas systématiquement. Tout dépend des symptômes, de la situation clinique et des mouvements concernés. Un avis médical ou kinésithérapique permet d'identifier les adaptations appropriées.
Nous savons de nos jours qu'une hernie discale disparaît naturellement dans bien des cas, ça été le cas pour moi. Je vous recommande quand même de toujours demandé l'avis de votre médecin.
Quel yoga choisir quand on manque de souplesse ?
Il n'est pas nécessaire d'être souple pour commencer. Un yoga progressif, avec des adaptations et des supports, peut convenir. La qualité de l'encadrement compte davantage que le nom du style.
Le yoga postural De Gasquet permet-il d'éviter les blessures ?
Cette approche propose des principes de placement et de respiration qui peuvent aider à adapter la pratique. Cependant, aucune méthode ne garantit l'absence de blessure.
Faut-il éviter les postures inversées ?
Pas systématiquement. Certaines inversions avancées demandent toutefois de l'expérience et peuvent être contre-indiquées dans des situations médicales particulières. Elles ne sont pas indispensables à une pratique complète du yoga.

Avec douceur,
Nadine Bach
Créatrice de RESPIRE · RESSENS · TRANSFORME
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